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Financer la transition vers l’agriculture régénératrice : une question de rentabilité… …collective !

  • Photo du rédacteur: Axel
    Axel
  • 10 oct. 2024
  • 14 min de lecture
Image by Håkon Fossmark from Pixabay
Image by Håkon Fossmark from Pixabay

Cette tribune a été publiée sur le site de "La Voix des Marques" en oct. 2024. https://www.ilec.asso.fr/tribunes/22258)


The new normal

La transition vers des systèmes agricoles et alimentaires durables est sans aucun doute l’un des plus grands défis pour l’ensemble de l’humanité à l’aune du dépassement de l’ensemble des limites planétaires : les systèmes alimentaires représentent 34% des émissions de GES[i], 70% de la consommation d’eau[ii], 90% de la déforestation[iii]. Il est également le principal moteur de l’appauvrissement de la biodiversité[iv] et de l’eutrophisation dans les bassins fluviaux et les zones côtières. En outre, 50 % des sols sont considérés comme dégradés aujourd’hui et ce ratio devrait grimper à 90 % d’ici 2050 dans un scénario business-as-usual[v]. Il y a 3 ans, la FAO titrait son rapport annuel sur les ressources : « des systèmes au bord de l’effondrement ».

Ces ruptures dans les fondements de nos systèmes productifs mettent désormais en péril l’ensemble des chaînes de valeur et notre propre capacité à assurer notre alimentation. Les exemples récents touchent trop de filières pour plaider le simple incident conjoncturel :

  • pendant l’été 2023, les taux de ruptures de produits en rayon avaient atteint 10% des références, soit 5 fois plus que d’habitude[vi]. Si ces ruptures n’ont pas entraîné d’achats de panique, comme cela avait pu être ponctuellement le cas lors de la crise du COVID, le manque à gagner pour les filières s’élevait à 1,9 milliards €[vii]. Des évènements climatiques (pomme de terre, riz…), des épidémies (volaille…) ou le coût de l’énergie (intrants, transport, stockage…) ont largement perturbé l’approvisionnement des rayons.

  • En Inde à cette même période, les enseignes Burger King, McDonalds et Subway ont décidé de retirer les tomates de leurs burgers en raison de graves pénuries dues aux conditions météorologiques[viii] et une explosion des prix des matières première.

  • Au Royaume-Uni, McDonalds a réduit de 2 à 1 les tranches de tomates dans ses Big Tasty à cause des conditions climatiques au Maroc et en Espagne et des coûts de l’énergie dans les serres britanniques et hollandaises[ix].

  • Depuis le début de l’année 2024, les prix des futures sur le jus d’orange à la bourse de Londres ont doublé par crainte de pénuries à venir. Les derniers évènements climatiques qui ont touché les zones de production ; ouragans et vagues de gel en 2022 en Floride, sécheresses au Brésil en 2023, ne viennent d’aggraver des causes bien plus profondes de mutation de ces zones de production à cause du changement climatique et du développement de la maladie du verdissement des agrumes. 40% des orangeraies seraient touchées et la production mondiale devrait rester durablement à la peine[x].

  • A cause des intempéries sur le premier bassin de production mondial et du développement de la pourriture brune des cabosses, les prix du cacao ont été multiplié par 5 entre 2023 et juin 2024[xi].

  • Le prix du café a augmenté de 147% en 1 an à cause des sécheresses et des incendies au Brésil, mais aussi du typhon Yagi au Viêt-Nam[xii].

  • Depuis 2014, des denrées agricoles aussi essentielles que le coton, le blé, le maïs, le riz, le soja… subissent des chocs économiques récurrents du fait des évènements climatiques extrêmes qui viennent se surajouter aux crises politiques ou sanitaires.

Ce qui apparaît comme de plus en plus frappant aux yeux des acteurs est le fait que, désormais, ces évènements deviennent de plus en plus marquants mais aussi de plus en plus simultanés[xiii].

Les risques de transition, c’est-à-dire, les évolutions politiques et sociales autour de ces enjeux sont eux aussi déjà en train de se matérialiser : dans le cadre du grand plan Green Deal, la Commission européenne a lancé de nombreuses initiatives en direction des entreprises et du soutien à la transition agroécologique. On peut citer la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), en vigueur depuis le 1er janvier 2024 qui impose un nouveau cadre de transparence[xiv], la stratégie « Farm to Fork » qui vise à transformer l’ensemble des systèmes alimentaires[xv] ou le Carbon Removal Certification Framework pour bâtir un cadre européen pour les marchés du carbone[xvi]. Une initiative législative pour des Systèmes Alimentaires durables reste également dans les cartons de la Commission européenne avec des réflexions complémentaires sur les pratiques commerciales, l’étiquetage des produits ou la traçabilité[xvii]. On peut noter aussi des premières pistes de travail autour de taxes carbone[xviii], d’un marché réglementé du carbone pour l’agriculture ou de nouveaux crédits biodiversité[xix]….

Nous sommes entrés de plein pied dans un new normal où l’agriculture régénératrice, ou plus globalement l’agroécologie[xx], est amenée à jouer un rôle structurant pour reconstruire l’ensemble des systèmes alimentaires. Les entreprises, par leur assise financière et le poids de leurs politiques d’achat dans les décisions stratégiques des agriculteurs[xxi][xxii], ont un rôle clé à jouer. Certaines estimations suggèrent que 350 milliards de dollars seront nécessaires chaque année pour transformer les chaînes de valeur afin de pouvoir faire face à des événements de plus en plus extrêmes[xxiii].

Engager l’ensemble des filières

Les grandes entreprises ont engagé des programmes pour leurs fournisseurs depuis 5 à 10 ans, de grands volumes d’investissements dédiés et des coalitions d’entreprises (WBCSD, OP2B...)[xxiv][xxv] ont développé des guides méthodologiques. Les technologies pour accompagner les agriculteurs dans leur changement de pratiques, mesurer et certifier les services écosystémiques sont en place, tandis que le développement de l’intelligence artificielle (IA) permet d’envisager des développements prometteurs. Le mouvement s’ancre de plus en plus profondément à travers l’Europe entière. Une étude réalisée par la Climate Agriculture Alliance dénombre plus de 9 500 agriculteurs ont engagés plus de 4,7 millions d’hectares dans 18 pays de l’UE, soit un total de près de 15 millions de tonnes de CO2éq qui ont été réduites et stockées dans les sols[xxvi].

Mais pour passer à l’échelle ces transformations, les entreprises font désormais face à des questions très concrètes : combien faut-il mettre sur la table dans la pratique pour engager avec succès l’ensemble de la chaîne de valeur ? Combien de temps cet accompagnement doit-il prendre ? Où et comment investir ? Et surtout, quels retours sur investissements - ou quelles formes de retours –peuvent-ils espérer de tels montants ?

Cette nouvelle ère de volatilité et de profondes modifications des conditions de production appelle de nouvelles capacités financières et organisationnelles de la part de tous les acteurs pour anticiper et évaluer les décisions d’investissement sous de nouveaux paradigmes.

Rentabilité de l’agriculteur, rentabilité de la filière

Les pratiques agricoles, les cobénéfices environnementaux et la rentabilité de l’agriculture régénératrice sont de plus en plus documentés. Selon une méta-étude réalisée à partir de plus de 6000 cas dans le monde, il est démontré que dans les ¾ des cas, les changements de pratiques génèrent des impacts positifs à la fois sur les services écosystémiques et sur le rendement[xxvii]. Selon la littérature et les méthodologies retenues, la profitabilité moyenne des fermes varie entre +5% et +120%[xxviii][xxix][xxx].

Ce qui s’applique à l’ensemble du secteur vaut tout autant pour chacune des entreprises : mes équipes et moi-même avons mené ce même genre d’analyse pour un leader de son marché, très engagé dans la décarbonation de ses activités. Sur la base de 100 000 tonnes d’approvisionnements en blé en provenance d’Europe centrale, nous avons calculé, en prenant en compte plusieurs scénarios de de coûts, de prix ou de réglementations, qu’investir dans la transformation des pratiques de ses fournisseurs agricoles permettrait une économie de plus de 260 millions d’euros à l’horizon 2050.

Les chaînes de valeur alimentaires commencent à comprendre que le statu quo n’est pas tenable : une étude de FoodDrink Europe montre que les coûts d’action sont compris entre 28 et 35 milliards d’euros la première année lorsque les coûts de l’inaction atteignent 50 milliards d’euros par an[xxxi].

Choisir les bons outils

Bien que déstabilisants, ces ordres de grandeur doivent se lire comme une sonnette d’alarme pour les dirigeants d’entreprise amenés à assurer la pérennité de leurs opérations, mais ne doivent pas pour autant constituer un frein à l’action. Ces chiffres démontrent surtout que ceux qui sauront investir dès aujourd’hui prendront un avantage compétitif très rapidement sur la sécurité et la maîtrise des coûts d’approvisionnement.

En revanche, si ces montants indiquent des plafonds, ils restent muets sur la manière de les mobiliser. On dispose, fort heureusement, d’une multitude d’outils qui ont chacun un rôle à jouer dans une approche intégrée de transition :

▪   Les financements publics se sont considérablement renforcés ces dernières années en faveur de la transformation des systèmes alimentaires. Une enveloppe entière y est consacrée et les critères allégés dans le programme de recherche 2021-2027 Horizon Europe[xxxii] pour financer de nombreux démonstrateurs. En France, la Caisse des Dépôts et Consignations[xxxiii], BPIFrance[xxxiv] ou l’organisme FranceAgriMer[xxxv] sont eux aussi engagés dans l’accompagnement de projets collectifs et innovants.

▪   Les marchés du carbone volontaire en agriculture sont en pleine explosion en Europe. Ces opérateurs proposent aux entreprises de rémunérer les agriculteurs, soit au sein de leur propre chaîne de valeur (stratégie dite « d’insetting »), soit en dehors (« offsetting »). Malgré les débats autour du greenwashing de ces modes de compensation, cela permet aussi d’attirer des financements issus d’autres secteurs à forte empreinte carbone (énergie, construction, métallurgie…).

▪   Les fonds d’investissements à impact commencent à s’intéresser de plus en plus aux enjeux de la transition alimentaire, comme le fonds Livelihoods Venture (Danone, Veolia, Orange, la Poste, Mars, Crédit Agricole…) qui, après avoir lancé de nombreux projets dans les pays du Sud, commence à financer des projets de rémunération carbone en Europe[xxxvi].

▪   Les sustainability-linked bonds fonctionnent selon le même modèle que les Green bonds, par exemple, mais lient directement le taux d’intérêt à des résultats chiffrés en fonction d’objectifs environnementaux à atteindre. Ainsi, par exemple, le géant de l’agri-business chinois COFCO a emprunté 1,6 milliards de dollars pour financer la traçabilité de ses filières de soja brésilien[xxxvii]. En France, le groupe Bel finance une partie de sa stratégie RSE sur ce modèle[xxxviii].

▪   Les Paiements pour Services Environnementaux consistent à rémunérer des acteurs pour la préservation, voire l’amélioration de l’environnement. Ils permettent de mobiliser d’autres acteurs du territoire qui ont un intérêt direct à la préservation des ressources (eau, sols) et des écosystèmes. Le cas le plus emblématique est celui conclu entre Vittel et les agriculteurs de la zone de captage en vigueur depuis 1992. Le Costa-Rica en a même fait une politique forestière à part entière, avec des résultats économiques et environnementaux prodigieux[xxxix]. Plus récemment, les agences de l’eau ont été mieux dotées pour bâtir ce type de partenariats qui permet des économies de traitement importantes. Eau de Paris, l’agence Adour-Garonne ou le bassins rennais en mènent déjà. Plus récemment, l’agence Artois-Picardie a conclu un partenariat avec l’association Pour une Agriculture du Vivant afin de mutualiser les ressources et les expertises pour permettre d’engager 100 premiers agriculteurs. Sur ces premières bases, le projet va se déployer encore plus largement en intégrant les financements d’autres grands industriels opérant sur le territoire comme Brioche Pasquier, Bonduelle, Cérèsia, LVMH, Tereos, Ternovéo ou Unéal[xl].

Construire le collectif

A l’heure où les pouvoirs publics, français et européens, cherchent à s’emparer du Carbon farming et déployer plus massivement l’agriculture régénératrice, reposer un cadre d’action plus collectif devient nécessaire pour donner de la lisibilité aux acteurs de terrain[xli], mais plus encore pour maximiser les effets de levier de ces différentes formes de financements[xlii], alors que les coûts marginaux de réduction et/ou de séquestration des émissions seront de plus en plus importants à mesure que l’on tendra vers la neutralité[xliii]. De nombreuses initiatives ont démontré la valeur économique, environnementale et pour les communautés des solutions de financements mixtes (blended finance) ou dans les territoires (place-based solutions).

Le Land Degradation Neutrality Fund, qui regroupe des acteurs institutionnels comme l’Agence française de Développement, la Banque européenne d’investissements, les gouvernements britannique et luxembourgeois et des investisseurs privés comme le fonds à impact Mirova, la banque Natixis, Allianz ou BNPParibas ; vise à restaurer 350 000 hectares de terres dégradées, créer 70 000 emplois et séquestrer 25 millions de tonnes de tCO2éq[xliv]. Avec l’aide d’ONG, le fond finance la restauration et l’exploitation durable des terres. Des acheteurs de matière première comme TotalEnergies (huile de palme « zéro déforestation ») ou Michelin (caoutchouc) contractualisent avec les agriculteurs pour leur acheter une matière première certifiée, ce qui sécurise les investissements sur le moyen-long terme. Une fois la démarche pérennisée et autonomisée, le fond se retire pour venir financer d’autres terres.

Le Landscape Enterprise Network a été créé au Royaume-Uni pour mettre en relation des « acheteurs » de services écosystémiques comme les grands groupes PepsiCo, Cefetera, Cargill ou Nestlé, des autorités locales comme Anglian Water ou le West Northamptonshire Council ; et des acteurs de terrain : agriculteurs, forestiers, pour développer des services écosystémiques de long terme. Une fois la dynamique engagée, les équipes cherchent à faire financer d’autres services complémentaires pour aller toujours plus loin dans la renaturation d’un territoire local. La méthode développée est en open-source, accessible et reproductible pour tous. Elle opère déjà en Espagne, en Hongrie, en Pologne et en Italie[xlv].


Conclusion : une question d’organisation collective plus qu’une question de moyens financiers

La transition vers l’agriculture régénératrice est désormais bien balisée : on connaît les bonnes pratiques[xlvi][xlvii], on connaît les ordres de grandeur de la résilience et de la rentabilité des exploitations et on commence à mieux évaluer les rapports coûts-bénéfices pour les filières. On dispose, en outre, de nombreux instruments financiers et guides méthodologiques pour construire des démarches intégrées de transition fondées sur le collectif[xlviii][xlix][l].

Etant donnée la période de profonds bouleversements qui continuera à s’accélérer, le rapport coûts-bénéfices basculera de plus en plus en faveur de toutes ces formes d’agroécologie, au détriment des opérateurs qui n’auront pas saisi cette opportunité.

Même si globalement positive à tous points de vue, la transition vers l’agriculture régénératrice est aussi une plongée en incertitude : robustesse des méthodologies, précision des systèmes de suivi et de certification, incertitudes majeures dans le lien pratiques-impacts, etc... Mais compte tenu de la crédibilité des scénarios de plus en plus extrêmes ainsi que du temps requis pour apprécier pleinement l’ampleur et les impacts des stratégies régénératrices - de 5 à 8 ans - plus tôt les entreprises commenceront à investir auprès de leurs fournisseurs, plus tôt elles bénéficieront des apprentissages nécessaires pour orienter et adapter leur stratégie selon l’évolution des circonstances.

La France a la chance d’avoir un extraordinaire tissu d’organisations collectives en soutien au monde agricole : utilisons ce qui nous rapproche pour répondre ensemble aux défis de demain !


Notes et références

[i] Crippa, M., Solazzo, E., Guizzardi, D., Monforti-Ferrario, F., Tubiello, F., & Leip, A. (2021). Food systems are responsible for a third of global anthropogenic GHG emissions. Nature Food(2), 198-209. https://doi.org/10.1038/s43016-021-00225-9

[ii] FAO. (2021). L'Etat des ressources en terres et en eau pour l'alimentation et l'agriculture dans le monde - Des systèmes au bord de la rupture. Rapport de synthèse 2021, Rome. https://doi.org/10.4060/cb7654fr 

[iii] WWF. (s.d.). Threats: deforestation and forest degradation. Overview. https://www.worldwildlife.org/threats/deforestation-and-forest-degradation

[iv] IPBES. (2019). Summary for policymakers of the global assessment report on biodiversity and ecosystem services. Bonn, Germany : IPBES Secretariat. https://ipbes.net/sites/default/files/2020-02/ipbes_global_assessment_report_summary_for_policymakers_fr.pdf 

[v] Joint Research Center of the European Union. Land degradation threatens the well-being of people and the planet. European Commission. [Online] 28 March 2018. https://joint-research-centre.ec.europa.eu/jrc-news-and-updates/land-degradation-threatens-well-being-people-and-planet-2018-03-28_en.

[vi] Justet, M., Dupont, A., Cazaux, M., Poinsatte, L., & Noël, E. (2022, oct. 25). Alimentation : les ruptures de stock se multiplient dans les supermarchés. FranceTV Info. https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/alimentation-les-ruptures-de-stock-se-multiplient-dans-lessupermarches_5439586.html 

[vii] Gamberini, G. (2022, juill. 19). Alimentation : les ruptures d'approvisionnement en magasins ont déjà coûté 1,9 milliard d'euros. La Tribune https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/alimentation-les-ruptures-d-approvisionnement-en-magasins-ont-deja-coute-1-9-milliard-d-euros-926246.html 

[viii] Déléaz, T. (2023, août 18). Burger King et McDonald’s retirent les tomates de leurs burgers en Inde à cause de l’inflation. le Figaro.  https://www.lefigaro.fr/conso/burger-king-et-mcdonald-s-retirent-les-tomates-de-leurs-burgers-en-inde-a-cause-de-l-inflation-20230818 

[ix] Khatsenkova, S. (2023, fév. 23). Pourquoi y-a-t-il une pénurie de tomates au Royaume-Uni ? Euronews. https://fr.euronews.com/green/2023/02/23/quelles-sont-les-raisons-de-la-penurie-de-tomates-au-royaume-uni 

[x] Savage, S. (2024, May 29). Orange juice crisis prompts search for alternative fruits. Financial Times. https://www.ft.com/content/31400087-5749-4cbe-94ee-5ad87b1bb9aa 

[xi] Alaoui, A. (2024, June 24). Future of World | Ce que cache la guerre commerciale du cacao. Forbes : https://www.forbes.fr/finance/future-of-world-ce-que-cache-la-guerre-commerciale-du-cacao/

[xii] Grosz, A. (2024, oct. 6). Beurre, sucre, café... Risque-t-on de voir les prix flamber dans les rayons ? Le Figaro. https://www.lefigaro.fr/conso/beurre-sucre-cafe-risque-t-on-de-voir-les-prix-flamber-dans-les-rayons-20241006 

[xiii] Energy & Climate Intelligence Unit. (2024, Aug. 12). Climate and food: home and away. Energy & Climate Intelligence Unit: https://eciu.net/analysis/reports/2024/climate-and-food-home-and-away 

[xvii] European commission. (2024, Sept. 4). Strategic Dialogue on the Future of EU Agriculture delivers its final report to President von der Leyen. European commission-press corner: https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/ip_24_4528 

[xviii] Niranjan, A. (2024, June 26). Belching livestock to incur green levy in Denmark from 2030. The Guardian. https://www.theguardian.com/world/article/2024/jun/26/flatulent-livestock-to-incur-green-levy-in-denmark-from-2035 

[xix] European commission. (2024, May 8). New Survey: Understanding the state of biodiversity credits and their link with the carbon market. European commission - Energy, Climate change, Environment: https://green-business.ec.europa.eu/news/new-survey-understanding-state-biodiversity-credits-and-their-link-carbon-market-2024-05-08_en 

[xx] Comme le définit Paul Luu, secrétaire général de l’initiative 4/1000, l’agriculture régénératrice s’inscrit dans un ensemble de modèles agroécologiques qui visent une gestion de l’exploitation de plus en plus intégrée sur le plan environnemental, qu’on retrouve aux côtés de l’agriculture de conservation, l’agriculture biologique, l’agroforesterie ou encore la permaculture ou les jardins-forêts. L’ensemble de ces démarches se fondent sur l'optimisation des interactions entre plantes, animaux, humains et environnement. Elles combinent connaissances scientifiques et traditionnelles pour créer des systèmes agricoles résilients et productifs.

Luu, P. (2022). Les agriculteurs ont la Terre entre leurs mains. La Butineuse.

[xxi] ETC Group & IPES-Food. Mega-mergers and the concentration of power in the agri-food sector: How dominant firms have become too big to feed humanity sustainably. 2017.

[xxii] Valiorgue, Bertrand. Refonder l'Agriculture à l'heure de l'Anthropocène. s.l. : Le bord de l'eau, 2020.

[xxiii] The Food and Land Use Coalition. Growing better: Ten Critical Transitions to Transform Food and Land Use. 2019. p. 237p.

[xxiv] WBCSD. Circular transition indicators V2.0. Metrics for business, by business. 2021.

[xxv] WBCSD. CEO guide to food system transformation. Geneva : s.n., 2019.

[xxvi] Climate Agriculture Alliance. (2024, Feb. 24). Climate Agriculture Alliance Structures Itself to Drive Agricultural Transition in the EU. Press release. www.climate-ag.org 

[xxvii] Tamburini, G., Bommarco, R., Cherico Wanger, T., Kremen, C., Van Der Heijden, M. G., Liebman, M., & Hallin, S. (2020, nov. 4). Agricultural diversification promotes multiple ecosystem services without compromising yield. Sciences advances, 6(45). Doi :10.1126/sciadv.aba1715

[xxviii] Syngenta. (2021). Conservation agriculture initiative results show economic and environmental gains. https://www.syngenta.co.uk/stewardship/conservation-agriculture 

[xxix] Bain & Company. Helping Farmers Shift to Regenerative Agriculture . Bain & Company. [Online] 2 déc. 2021. https://www.bain.com/insights/helping-farmers-shift-to-regenerative-agriculture/#.

[xxx] BCG+NABU. (2023). The Case for Regenerative Agriculture in Germany-and Beyond. https://web-assets.bcg.com/20/43/809680664811998e155baeee1e30/the-case-for-regenerative-agriculture-mar2023.pdf.

[xxxi] FoodDrink Europe. (2023). Funding the EU transition to more sustainable agriculture: discussion paper. https://www.fooddrinkeurope.eu/wp-content/uploads/2024/01/FoodDrinkEurope-cost-of-transition-report_v2.pdf 

[xxxvi] Livelihoods Funds. (2021, avril 15). Communiqué de presse : lancement de « Sols de Bretagne ». https://livelihoods.eu/fr/communique-de-presse-lancement-de-sols-de-bretagne/ 

[xxxvii] COFCO Intl. (2022, July 13). COFCO International completes new sustainability-linked loan deal. https://www.cofcointernational.com/newsroom/cofco-international-completes-new-sustainability-linked-loan-deal/ 

[xxxviii] Groupe Bel. (2023, dec. 12). Success of Bel’s new bond issue for 135 million euros over 7 years. https://www.groupe-bel.com/en/newsroom/news/success-of-bels-new-bond-issue-for-135-million-euros-over-7-years/ 

[xxxix] Pesche, D., Bidaud, C., Méral, P., Le Coq, J.-F., Froger, G., & Hrabanski, M. (2016, avril 11). Dynamique des dispositifs de paiements pour services environnementaux : les apports de l’analyse des politiques Publiques. Développement durable é territoires. Economie, géographie, politique, droit, sociologie, 7(1). doi:10.4000/developpementdurable.11233

[xl] Agence de l'eau Artois-Picardie et Pour une Agriculture du Vivant. (2024, avril). Communiqué de presse. Le 1er Paiement pour Services Environnementaux (PSE) Régénératif dans les Hauts-de-France... Un projet innovant de valorisation public-privé pour accélérer la transition écologique! https://www.eau-artois-picardie.fr/sites/default/files/2404-cp-pse.pdf 

[xli] Faber, E., & Naidoo, J. (2014). Innover par la mobilisation des acteurs. 10 propositions pour une nouvelle approche de l'aide au développement. Secrétaire d'Etat chargée du Développement et de la Francophonie, Paris. https://www.strategie.gouv.fr/espace-presse/remise-rapport-innover-mobilisation-acteurs 

[xlii] Reed, M. S., Curtis, T., Gosal, A., Kendall, H., Pyndt Andersen, S., Ziv, G., . . . Tanneberger, F. (2022, janv. 12). Integrating ecosystem markets to co-ordinate lanscape-scale public benefits from nature. (N. Crossman, Éd.) Plos One, 17(1). https://doi.org/10.1371/journal.pone.0258334 

[xliii] Quinet, A. (2019). la valeur de l'action pour le climat. Une valeur tutélaire du carbone pour évaluer les investissements et les politiques publiques. Paris: France Stratégie. https://www.strategie.gouv.fr/publications/de-laction-climat 

[xliv] Mirova. (2021). Land Degradation Neutrality Fund. Impact report 2021. Paris. https://www.mirova.com/sites/default/files/2021-07/LDN%20Report%202021_DEF.pdf 

[xlv] Landscape Enterprise Network. (2022). How LENs works. https://landscapeenterprisenetworks.com/how-lens-works/ 

[xlvi] IPCC. (2019). Climate Change and Land. An IPCC Special report on climate change, desertification, land degradation, sustainable land management, food security, and greenhouse gas fluxes in terrestrial ecosystems. Summary for policymakers. Intergovernmental Panel on Climate change. https://www.ipcc.ch/srccl/ 

[xlvii] Guerrero, I., Bielza, M., Angileri, V., Assouline, M., Bosco, S., Catarino, R., . . . Rega, C. (2024). Quantifying the Impact of Sustainable Farming Practices on Environment and Climate. European Commission, Joint Research Center. Luxembourg: Publications Office of the European Union. https://data.europa.eu/doi/10.2760/20814 

[xlviii] FAO & Global Mechanism of the UNCCD. (2015). Sustainable financing for forest and landscape restoration: Opportunities, challenges and the way forward. Rome. http://www.fao.org/3/i5174e/i5174e.pdf 

[xlix] European Investment Bank. (2021). Investing in nature: financing conservation and nature-based solutions. A practical guide for Europe. Luxembourg. https://www.eib.org/en/publications-research/open-learning/e-learning-investing-in-nature.htm 

[l] Reed, et al., 2022. Op. cit.

 
 
 

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