Le terrier du lapin blanc
Je suis ingénieur en agriculture, environnement et titulaire d'un MBA. Mes fonctions m'ont emmené des territoires au "coulisses du pouvoir", en cabinet ministériel, à la Commission européenne et en Chine. J'ai traité des politiques agricoles, mais aussi des outils économiques, financiers, de gouvernance et d'innovation pour mener les transitions.
Aujourd'hui, j'accompagne les organisations pour remettre l'agriculture au coeur des solutions de demain.
Face à l’ensemble de formidables initiatives que j’ai pu côtoyer, je n’arrête pas de me demander comment les passer à l’échelle : comment faire de l’agroécologie, de la bioéconomie, de l’économie circulaire ou des solutions fondées sur la nature les nouveaux fondements de nos sociétés ? J’ai écrit ce livre, « Changer les règles du jeu », pour tenter de poser un cadre de réflexion plus global, systémique, sur les différents outils – économiques, financiers, technologiques ou de gouvernance – dont nous disposons aujourd’hui pour mener les transitions, mais aussi pour les mettre au regard des verrous au changement et ouvrir une voie pour les dépasser. S’attaquer au sujet de la transformation des systèmes alimentaires, c’est plonger dans le terrier du lapin blanc d’Alice au Pays des Merveilles : au fur et à mesure de mes recherches, je découvrais sans cesse de nouvelles avancées scientifiques, des expériences innovantes, des initiatives inspirantes ou des collaborations étonnantes… mais aussi des parallèles saisissants avec d’autres évènements de notre histoire ou d’autres verrous économiques, financiers ou politiques pour nous aider à repenser l’avenir. Comme je suis le genre de gars à lire d’abord la bibliographie de mes lectures et remonter à la source de la source de la source… cette plongée au cœur de la machine à fournir de la calorie aurait pu durer longtemps. Mes éditeurs, Audrey et François, sont des personnalités formidables, très patientes et engagées, mais ils ont aussi parfaitement joué leur rôle de rasoir d’Ockham : ne pas s’encombrer du superflu, ne pas se perdre dans trop de disgressions. Il fallait bien mettre un point final à ce travail ! Ce blog est donc la suite logique de ce travail : tant de questions encore en suspens, tant de champs à explorer, de parole à donner, de schémas à mettre en relief, de solutions à partager… que je tâcherai de faire vivre ici.

